Jeudi 26 mars 2009

APA,Les perspectives macroéconomiques révisées pour 2009 laissent apparaître une décélération plus prononcée de la croissance économique au sein de la Communauté économique de l’Afrique centrale (CEMAC) en raison de la baisse de la demande mondiale, prévient la Banque centrale. Dans une note de conjoncture publiée lundi, la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) explique que la croissance dans la zone se situe à près de 2,8 pour cent.


Dans la même logique, la Banque d’émission prévoit une dégradation des comptes publics extérieurs des pays membres, en raison de la chute des cours mondiaux du pétrole brut et des autres matières premières (mines, bois, etc.).


Il s’agira aussi de maintenir inchangés les coefficients des réserves obligataires applicables aux dépôts à vue et aux dépôts à terme, selon le cas, pour les Etats en situation de liquidité abondante (Congo et Guinée Equatoriale), ceux en situation de liquidité satisfaisante (Cameroun et Gabon) ainsi que le Tchad qui fait face à une liquidité suffisante.


Face à ce contexte monotone, et afin de soutenir l’activité économique dans la zone CEMAC, la BEAC a décidé de baisser le taux d’intérêt sur les appels d’offres de 25 points de base, de diminuer le taux d’intérêt sur placements des banques de 30 pour cent de base.Les tensions inflationnistes devraient toutefois s’atténuer, pour s’établir à la norme communautaire qui est de 3 pour cent grâce au recul de l’inflation. De même, le taux de couverture extérieure de la monnaie, bien qu’en léger repli, devrait rester confortable (100 pour cent).

Ces estimations économiques se situent dans le prolongement des résultats de l’année 2008, qui laissent apparaître un produit intérieur brut (PIB) réel de 4,4 pour cent (contre 4,6 pour cent en 2007), mais aussi une résurgence des tensions inflationnistes de l’ordre de 6 pour cent (contre 1,6 pour cent en 2007).
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Jeudi 26 mars 2009

NDJAMENA, Tchad, 24 mars 2009/African Press Organization (APO)/ — Des réfugiés continuent d’arriver dans le village isolé de Daha au sud-est du Tchad, fuyant l’insécurité permanente dans le nord de la République centrafricaine (RCA). Un groupe de 130 réfugiés centrafricains sont arrivés au Tchad en quête de sécurité le week-end dernier, après avoir traversé la rivière marquant la frontière entre les deux pays. Nous avons maintenant enregistré plus de 6 800 réfugiés centrafricains dans deux sites près du village de Daha. Par ailleurs, quelque 2 500 réfugiés centrafricains se trouvent dans le village tchadien de Massambaye, un second point d’entrée dans le pays situé à environ 125 kilomètres à l’est de Daha. Daha et Massambaye se situent à un kilomètre de la frontière instable entre le Tchad et la République centrafricaine.

 

La majorité des nouveaux arrivants sont des femmes, des enfants et des personnes âgées. A Daha, les réfugiés ont dit au HCR qu’ils avaient fui le village de Kounde dans le nord de la République centrafricaine, où des combats entre les rebelles et les forces gouvernementales se poursuivraient. Les réfugiés ont dit qu’ils marché pendant deux jours avant d’atteindre la frontière et que davantage de personnes étaient encore cachées dans la brousse en République centrafricaine par crainte d’être attaquées ou tuées, et qu’elles essayaient de trouver un lieu en sécurité au Tchad. Les premiers groupes de réfugiés ont commencé à arriver dans la région de Daha à la mi-janvier.

 

Les réfugiés disent qu’ils ne souhaitent pas retourner chez eux actuellement à cause de l’insécurité persistante dans le nord de la République centrafricaine. Ils ont également dit qu’ils souhaitaient rester près de la frontière. Le HCR et ses partenaires distribuent des articles de secours, comme des bâches en plastique, des nattes de couchage, des couvertures et des jerrycans. Les réfugiés ont commencé à construire leurs propres petites huttes. Nous continuerons à fournir l’assistance adéquate à ceux qui se trouvent à Daha et à Massambaye, mais la région deviendra inaccessible au début de la saison des pluies fin avril.

 

Le Programme alimentaire mondial (PAM) a fourni un mois de rations alimentaires et d’autres distributions sont prévues. MSF-France fournit actuellement de l’eau potable pour les réfugiés et l’UNICEF a construit des latrines communes. Le HCR finance le dispensaire local de Daha. Des enfants réfugiés malnutris ont reçu des rations alimentaires supplémentaires et tous les enfants nouvellement arrivés sont vaccinés contre la rougeole et la polio.

 

Il y a déjà 56 000 réfugiés centrafricains dans cinq camps au sud du Tchad. Dans l’est du Tchad, plus de 250 000 réfugiés soudanais originaires du Darfour sont hébergés dans 12 camps gérés par le HCR.

Nous fournissons également une assistance à 166 000 Tchadiens qui sont des déplacés dans leur propre pays.
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Jeudi 26 mars 2009


Le ministre de la Défense a présenté les grandes lignes de la loi d'indemnisation des irradiés. Les associations saluent l'avancée, mais restent prudentes. De 1960 à 1996, en Algérie puis en Polynésie, la France a procédé à 210 essais nucléaires. 150 000 civils ou militaires y ont participé, sans compter les populations locales. Hier, le ministre de la Défense, Hervé Morin, a reconnu quatre « problèmes de confinement », lors des tirs effectués dans le Sahara, et « dix épisodes de retombées radioactives significatives », lors des essais aériens en Polynésie.

Cette année, dix millions d'euros vont être débloqués, sur les crédits du ministère de la Défense, afin d'indemniser les victimes. En attendant le vote d'un projet de loi dont le ministre a dévoilé les grandes lignes.

Centaines ou milliers de victimes ?

Plusieurs dispositions vont dans le sens des associations de victimes. La notion d'exposition minimale aux radiations a été abandonnée. Surtout, ce ne serait plus aux victimes de prouver que leur maladie est due aux essais, mais à l'État de le contester. Enfin, la liste des maladies ouvrant à indemnisation, jusqu'ici réduite à quatre, sera calquée sur celle établie par les Nations unies, qui en compte dix-huit.

Les dossiers d'indemnisation, examinés au cas par cas, seront confiés à un comité pour l'essentiel composé de médecins et présidé par un magistrat. Mais ce sera toujours le ministère de la Défense qui validera les propositions d'indemnisation.

Pour Hervé Morin, « quelques centaines » de personnes ont pu développer un cancer après leurs expositions aux radiations. L'Angevin Michel Verger, président national d'une l'Association des vétérans des essais nucléaires (Aven) qui revendique 4 000 membres, estime que ce chiffre est sous-estimé : « Rien qu'à l'Aven, nous avons 800 veuves de vétérans... »

Il reconnaît cependant un changement de ton : « Lundi, enfin, nous avons été reçus, pour la première fois, par le ministre. Il y a des avancées, mais nous attendons de voir comment le projet de loi sera rédigé. Nous regrettons, notamment, qu'il n'y ait pas création d'un fonds de garantie, comme celui pour les victimes de l'amiante, dans lequel nous pourrions être représentés ».

Jusqu'ici, une quinzaine de plaintes sont en cours d'instruction. Sur plusieurs centaines de demandes déposées, une vingtaine d'anciens des essais nucléaires ont bénéficié de pensions militaires d'invalidité. Pour les personnels civils, les démarches sont encore plus compliquées.

C'est le cas de la Nantaise Florence Bourel. En 1982 et 1983, elle était employée comme sténo-dactylo au centre d'expérimentation du Pacifique. « Le cancer de la thyroïde dont je suis atteinte ne faisait pas partie de la liste des maladies reconnues. » Son dossier repasse en cour d'appel, fin avril, mais uniquement pour une question de vice de forme. « Le projet de loi peut me permettre de relancer une procédure. ».

La redaction ACTUTCHAD

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Jeudi 26 mars 2009

KHARTOUM (AFP) Le président soudanais Omar el-Béchir, sous le coup d'un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale (CPI), a quitté Khartoum mercredi pour Le Caire où il doit rencontrer son homologue égyptien Hosni Moubarak, a constaté un journaliste de l'AFP. Son avion s'est envolé vers 11H00 heures (08H00 GMT) de l'aéroport international de la capitale soudanaise.

 


Cette visite, non annoncée officiellement par Le Caire, est la deuxième à l'étranger de M. Béchir depuis l'émission d'un mandat d'arrêt par la CPI, le 4 mars, pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité au Darfour, région de l'ouest du Soudan en proie depuis 2003 à la guerre civile.  Un responsable égyptien sous le couvert de l'anonymat avait affirmé mardi que le président Béchir devait se rendre au Caire mercredi, mais l'information n'avait pas été confirmée par Khartoum.


Comme la plupart des pays arabes, à l'exception de la Jordanie et des Comores, l'Egypte n'est pas signataire du traité de Rome instituant la Cour pénale internationale. L'Egypte avait demandé à la CPI de surseoir à l'inculpation du président soudanais, se déclarant "très troublée" par sa décision de délivrer un mandat d'arrêt à son encontre. Omar el-Béchir s'était rendu lundi à Asmara, en Erythrée, pour sa première visite officielle à l'étranger depuis l'émission du mandat de la CPI.

 

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Lundi 23 mars 2009

En modifiant légèrement la liste socialiste de la région Grand Centre, la convention nationale du PS a désamorcé la crise et fait ratifier les listes du parti pour les prochaines européennes.

Les 288 délégués de la Convention nationale du PS réunis à Paris ont ratifié ce samedi, à l'unanimité moins cinq abstentions, les listes du parti pour les élections européennes, "premier acte de la campagne" socialiste, selon Martine Aubry.

La liste de la région Grand Centre, conduite par un fabiusien, l'eurodéputé sortant Henri Weber, qui avait été rejetée par les militants lors du scrutin du 12 mars, a été remaniée à la marge. Elle reste conduite par Henri Weber, mais la troisième place revient à un représentant du Limousin, Laurent Lafaye, premier secrétaire fédéral de la Haute-Vienne, jeune enseignant qui remplace Alain Calmette.

Seul le sénateur-maire de Lyon, Gérard Collomb, qui avait été à la tête d'une fronde contre la composition des listes européennes, n'a pas pris part au vote, qui a eu lieu à l'issue d'une réunion à huis clos. Les travaux de la convention se poursuivent, en présence de la presse.

A son arrivée, Martine Aubry a affirmé que le PS allait se rassembler autour des "candidats pour aller porter l'idée d'une autre Europe avec tous les partis sociaux-démocrates et socialistes européens" et dénoncé "la vague libérale" qui avait conquis l'Europe et "avait mis l'économie derrière la finance et accru les inégalités".

De son côté, le député Michel Sapin, qui avait émis des réserves sur la composition des listes, a estimé que désormais "la page est

En revanche, Gérard Collomb a jugé à son arrivée que "les méthodes au PS n'ont pas changé" et que "c'est l'appareil qui désigne les candidats". "Si Barack Obama était au PS, il ne serait jamais candidat puisque l'appareil du Parti démocrate était contre lui, et cela aurait été dommage pour les Américains", a conclu le maire de Lyon, pour qui "il faut changer les règles au PS", aller "vers un système de primaires pour faire émerger des hommes et des idées".

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Lundi 23 mars 2009

Par Reuters, publié le 22/03/2009 à 18:01 - mis à jour le 22/03/2009 à 18:47

PARIS - Au terme d'une âpre primaire, Valérie Pécresse a été désignée comme chef de file de l'UMP en Île-de-France pour les élections régionales de 2010.

La ministre de l'Enseignement supérieur Valérie Pécresse a remporté par 60% des voix la primaire qui l'opposait à Roger Karoutchi et sera la chef de file de l'UMP en Île-de-France pour les élections régionales de 2010. (Reuters/Charles Platiau)

La ministre de l'Enseignement supérieur Valérie Pécresse a remporté par 60% des voix la primaire qui l'opposait à Roger Karoutchi et sera la chef de file de l'UMP en Île-de-France pour les élections régionales de 2010. (Reuters/Charles Platiau)

La ministre de l'Enseignement supérieur l'a emporté face à Roger Karoutchi par 60% des voix contre 40% pour le secrétaire d'Etat chargé des Relations avec le Parlement, selon le porte-parole du parti majoritaire, Frédéric Lefebvre, interrogé sur i-Télé.

"Ce soir, nous lançons la reconquête de l'Île-de-France dans l'unité et dans le changement", a déclaré Valérie Pécresse sur LCI.

Les quelque 270.000 adhérents de l'UMP étaient appelés à se prononcer sur les listes pour les régionales par vote électronique, dont 70.000 en Île-de-France. Le vote s'est déroulé de lundi dernier à dimanche 15h00.

La compétition entre Valérie Pécresse et Roger Karoutchi avait tourné à l'aigre, poussant l'Elysée à intervenir afin de calmer les esprits et à suspendre les débats, officiellement pour permettre à Valérie Pécresse de se concentrer sur la réforme des enseignants-chercheurs.

Roger Karoutchi, 58 ans, chef de l'opposition au Conseil régional d'Île-de-France depuis 1998 et élu régional depuis 1992, s'estimait le mieux placé pour mettre fin à l'hégémonie du Parti socialiste sur cette région de quelque 11 millions d'habitants.

Valérie Pécresse, 41 ans, élue des Yvelines depuis 2004, avait voulu une campagne "soft" avec pour fil rouge le renouvellement des générations avant les élections présidentielle et législatives qui se dérouleront en 2012.

PÉCRESSE APPELLE AU RASSEMBLEMENT

Bénéficiant notamment du soutien public de Rama Yade, Jean-François Copé ou Alain Juppé, elle était la favorite des sondages.

"Je crois que ce qui l'a emporté c'est cette volonté de changement. Désormais nous allons la faire partager à tous les Franciliens", a-t-elle dit dimanche, assurant que la bataille des primaires ne laisserait pas de trace à l'UMP.

"Je crois que le principe de ces primaires est un excellent principe: six mois de précampagne, cela m'a permis de donner de l'épaisseur, de la profondeur, de la légitimité à ma candidature. Ce sera très utile dans le combat" contre la gauche, a-t-elle dit sur LCI.

Valérie Pécresse a précisé avoir téléphoné à son ex-rival.

"Je lui ai dit que lui et tous ceux qui l'avaient soutenu avaient toute leur place désormais à mes côtés pour que nous fassions campagne rassemblés, parce qu'aucune voix ne peut nous manquer si nous voulons regagner la région Île-de-France", a-t-elle souligné.

Au total, sept ministres figuraient au nombre des prétendants pour cette élection remportée en 2004 par la gauche, qui s'était imposée dans 20 des 22 régions de France.

Xavier Darcos en Aquitaine, Roselyne Bachelot dans les Pays de la Loire, Alain Joyandet en Franche-Comté et Bruno Le Maire en Haute-Normandie en feront partie.

Dans le Centre, le secrétaire d'Etat aux PME Hervé Novelli avait maille à partir avec l'ancien ministre chiraquien Serge Lepeltier mais il a remporté le duel haut la main par 72,5% des voix.

Brice Hortefeux et Hubert Falco ne se sont pas encore officiellement déclarés en Auvergne, pour l'un, et en région Provence-Alpes-Côte d'Azur pour l'autre.

Le vote des militants y est donc reporté, comme en Corse et en Alsace, contrôlées par la majorité, ainsi qu'en Guyane, en Guadeloupe, à la Martinique et à La Réunion.

Sophie Louet et Laure Bretton

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Lundi 23 mars 2009

APA-Ndjamena (Tchad) Une pétition signée par une centaine de députés, demande le départ du président de l’Assemblée nationale, Nassour Guelengdouksia Ouaidou, a appris dimanche APA de sources proches de l’institution. Les députés signataires de cette pétition sont majoritairement du parti au pouvoir dont est membre M. Ouaidou.

Les signataires accusent le président de l’Assemblée nationale d’être « incompétent et inefficace ».
Démographe statisticien ayant servi longtemps au CERPOD de Bamako, M. Ouaidou a été Premier ministre du Tchad de 1997 à 2000 avant d’être député puis président de l’Assemblée nationale depuis sept ans.


Le mandat de la législature actuelle a pris fin depuis trois ans mais il a été prolongé plusieurs fois, le dernier en date ayant été opéré suite à la signature de l’accord politique du 13 août 2007 avec l’opposition, sous l’égide de l’Union européenne.

Constitutionnellement, le président de l’Assemblée est le numéro 2 du régime et succède au Président de la République en cas de vacances du pouvoir.
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Lundi 23 mars 2009

Nous savons bien que le Tchad va mal et selon toutes vraisemblances, il y a encore du chemin à parcourir pour que le pays des Sao puisse retrouver son équilibre.  Ce qui se pointe à l’horizon n’augure rien de bon.  Les guerres interminables sont loin de nous ramener la paix tant souhaitée par la grande majorité des tchadiens.  Au moment ou nous mettons sous presse, des échos recueillis çà et là font état d’un préparatif de guerre sans précédent.  Les sites proches de la rébellion armée en ont suffisamment parlé.  Il suffit de les visiter pour en savoir plus. 

Nous avons aussi signalé à maintes reprises que le gouvernement et la rébellion sont armés jusqu’aux dents (les deux camps le signalent eux-mêmes) et il ne leur reste qu’à engager les hostilités pour verser le sang et endeuiller les familles tchadiennes.  Nous leur avons rappelé aussi que la guerre ne résout aucun problème et  qu’il faudra faire preuve de retenue et dépasser les haines personnelles qui alimentent le dégout de l’autre et le désir fervent d’en finir avec celui-ci ou celui-là.  Les uns et les autres s’entêtent et prennent le reste du pays en otage.  Le risque de guerre grandit et nous estimons que les dégâts qui en découleront risqueraient d’enfoncer davantage le pays dans le néant.

Bien que certains trouvent leur compte dans l’état actuel des choses, nous estimons que la reprise des hostilités pose de sérieux problèmes tant pour les tchadiens que pour la sous région tout entière, et cela à plusieurs niveaux.  Au niveau du Tchad, le risque de déchirement intercommunautaire n’est pas à minimiser.  Il n’est pas à écarter que des règlements de compte puissent avoir lieu bien que les tchadiens, contrairement à d’autres peuples en Afrique, n’aient pas l’habitude de massacrer femmes, enfants et vieillards par pure vengeance.  Malheureusement cette propension à éviter une guerre tribale rangée s’est détériorée ces dernières années à cause de l’effritement du tissu social, la mal gouvernance et l’état de délabrement très avancé du pays.  Le manque de justice sociale, l’atomisation avancée et le repli identitaire sciemment promus par les tenants du pouvoir,  et l’état de misère dans lequel sombre le paisible citoyen nous font craindre que les frustrations accrues ne débouchent sur des massacres inter-ethniques découlant des règlements de compte.

Quant au niveau sous régional, l’impact négatif peut être très significatif vu que le Tchad est un pays enclavé et partage ses frontières avec les six pays limitrophes.  Bien que tous les pays ne puissent pas être affectés proportionnellement, le Cameroun, le Soudan et la République Centrafricaine risqueraient de supporter le plus les afflux de réfugiés tchadiens, une fois encore.  L’expérience amère de ces dernières années est là pour en témoigner.    

Il n’est aussi un secret pour personne que le Tchad et le Soudan entretiennent leurs rebellions respectives.  Personne n’est en mesure de jauger le degré d’enlisement qu’engendrerait la reprise des hostilités.   Chaque pays pourra évoquer le droit de poursuite pour entrer dans le territoire voisin.  Ceux qui doutent de cette hypothèse nous livrerons des communiqués et des contre communiqués appelant les deux états à la retenue, oubliant la haine qui anime les quatre composantes du conflit armé (le tandem Président Deby-Khalil et Président El-Bachir-Timan). 

Des efforts de paix sont entrepris de part et d’autres mais tardent à se matérialiser pour de raisons purement subjectives.  Certains partenaires estiment que les outils déjà disponibles (Accord du 13 Août et l’Accord de Syrte du 25 Octobre) sont largement suffisants pour permettre aux tchadiens de finir avec la guerre.  Ce que ces partenaires semblent ignorer, c’est que des haines personnelles et très profondes animent les acteurs de la crise tchadienne.   Quant aux relations entre les deux états, les partenaires trouvent que le Cadre de l’Accord de Dakar est largement suffisant pour permettre au Tchad et au Soudan de trouver une solution politique à leur différend.  Ce cadre permettra aussi aux deux pays le rétablissement des relations diplomatiques, de bon voisinage et de rompre avec leur propension à se faire la guerre par procuration.  Le hic c’est que les deux présidents ont perdu tout respect mutuel et n’arrivent plus à dépasser leur haine personnelle. 

Ce qu’il y a de faire :  l’union africaine, l’union européenne, les Etats- Unis, la Chine et la Russie doivent peser de tout leur poids pour réactualiser les différents outils, les préciser de concert avec les parties intéressés et s’assurer de leur mise en œuvre dans le cours, moyen et long terme pour sortir la sous région de l’impasse.  Ca nous évitera les déclarations fantaisistes du Conseil de Sécurité au moment des hostilités et épargnera, pour une fois, le sang tchadien de couler.  

Cocktail explosif – suite…..    
By Djimé Adoum, tchadnews.info 
sahelien@hotmail.com
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Vendredi 20 mars 2009

C’est un geste d’ouverture inédit que Barack Obama a fait à l‘égard de l’Iran. Dans un enregistrement video adressé aux dirigeants iraniens et diffusé la nuit dernière, le président américain a plaidé pour un nouveau départ dans les relations diplomatiques entre les deux pays. Obama a saisi l’occasion du Norouz, la grande fête célébrant le nouvel an iranien pour tendre la main.




"Mon administration est désormais résolue à pratiquer une diplomatie qui traite la totalité des problèmes que nous avons devant nous, et à chercher à établir des relations constructives entre les Etats-Unis, l’Iran et la communauté internationale, a déclaré Obama (...) Les Etats-Unis veulent que la République Islamique d’Iran prenne la place qui lui revient dans la communauté des nations. Vous avez ce droit, mais il s’accompagne de vraies responsabilités, et cette place ne peut être obtenue par la terreur et les armes, mais par des actions pacifiques qui démontrent la véritable grandeur du peuple et de la civilisation iraniens".


Le régime iranien de Mahmoud Ahmadinejad a accueilli favorablement ce message. "Mais, a-t-il ajouté, les Etats-Unis doivent reconnaître leurs erreurs passées et les réparer afin de mettre de côté les différences entre les deux pays". Parmi ses erreurs passées, Téhéran inclut le soutien des Etats-Unis à Saddam Hussein durant la guerre Iran-Irak de 1980 à 1988.


Le dossier nucléaire iranien dans lequel Téhéran est soupçonné d’avoir des objectifs militaires ainsi que son soutien au terrorisme, font partie des sujets les plus épineux. L’avenir dira si ce discours de printemps d’Obama est un coup d‘épée dans l’eau ou le geste fondateur d’un nouveau départ entre Washington et Téhéran.


Source: http://fr.euronews.net/

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Vendredi 20 mars 2009

MOSCOU, 19 mars - RIA Novosti. Le Liban est préoccupé par la situation qui règne au Soudan, notamment par l'expulsion irréfléchie d'ONG humanitaires internationales, a fait savoir jeudi par téléphone à RIA Novosti le représentant spécial du président russe pour le Soudan Mikhaïl Marguelov.


Jeudi est le dernier jour de la visite officielle au Liban de M.Marguelov, également président du Comité pour les Affaires internationales du Conseil de la Fédération (chambre haute du parlement russe). Dans le cadre de cette visite, la délégation russe a été reçue par le président et le premier ministre libanais et a eu des entretiens avec le ministre des Affaires étrangères, les dirigeants du parlement et les leaders de plusieurs partis politiques du Liban.

Selon le sénateur russe, la situation au Soudan à l'issue de l'émission par la Cour pénale internationale (CPI) d'un mandat d'arrêt contre le président du pays Omar el-Béchir a constitué l'un des sujets majeurs des entretiens au pays du cèdre. Le 4 mars dernier, la CPI a délivré un mandat d'arrêt contre el-Béchir pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité dans la province soudanaise du Darfour. Le gouvernement soudanais refuse de livrer le président. Des organisations internationales, telles que l'Organisation de la Conférence islamique (OCI), l'Union africaine (UA) et la Ligue arabe se sont opposées à l'arrestation du président en exercice du Soudan. "Nous partageons la prise de position des Etats arabes, estimant que la mise en application par trop empressée de la décision de la CPI risquait de provoquer une catastrophe humanitaire au Soudan et d'affecter les efforts de paix des médiateurs internationaux", a indiqué le sénateur russe.


La guerre civile qui embrase l'ouest du Soudan depuis 2003 a fait, selon l'ONU, plus de 300 000 morts et près de 3 millions de réfugiés et de déplacés, dont des milliers sont massés dans des camps au Darfour dans des conditions de vie déplorables, où règnent la violence, la famine et la maladie. Néanmoins, les autorités soudanaises ne font état que de 10.000 victimes du conflit.


Selon M.Marguelov, la Russie soutient également les efforts déployés par le Liban en vue du rapatriement des réfugiés palestiniens et de l'application des résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU prévoyant le retrait total des troupes israéliennes des territoires occupés, ainsi que le règlement négocié des litiges territoriaux entre le Liban, Israël et la Syrie. "Sur les problèmes clés de la région, nos positions et celles de nos collègues libanais sont similaires", a ajouté le sénateur russe.


Par ailleurs, il s'est déclaré satisfait par la reprise du dialogue politique entre Beyrouth et Damas. D'après M.Marguelov, le rétablissement des relations diplomatiques et l'ouverture d'ambassades constituent une démarche importante dans le sens de la normalisation des relations bilatérales. "Je pense que le futur voyage d'un groupe d'observateurs russes du parlement et de la Société de solidarité et de coopération des peuples d'Asie et d'Afrique aux élections législatives prévues pour juin prochain au Liban conférera une nouvelle impulsion politique aux relations russo-libanaises", a conclu le sénateur.



Source: http://fr.rian.ru/world/

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