Lundi 30 mars 2009
Martine Aubry, ministre de l'Emploi et le président Jacques Chirac (RPR), aux côtés d'Hubert Védrine, ministre des Affaires étrangères et de Claude Allègre, ministre de l'Education nationale, lors du 1er conseil des ministres du gouvernement Jospin, le 5 juin 1997 à l'Elysée.
Martine Aubry, ministre de l'Emploi et le président Jacques Chirac (RPR), aux côtés d'Hubert Védrine, ministre des Affaires étrangères et de Claude Allègre, ministre de l'Education nationale, lors du 1er conseil des ministres du gouvernement Jospin, le 5 juin 1997 à l'Elysée. Crédits photo : AFP

Pour la patronne du Parti socialiste, l'ancien président avait au moins le mérite de «connaître la réalité de la France».

Martine Aubry marche dans les pas de son prédécesseur… mais de manière quelque peu inattendue. Alors que François Hollande loue les qualités d'écoute et de discussion de Jacques Chirac, la patronne du Parti socialiste affirme tout bonnement qu'elle regrette l'ancien chef d'Etat.

«Je me dis que finalement, on le regrette», confie-t-elle lors de l'enregistrement de l'émission «Vivement dimanche» dont elle est la prochaine invitée. «J'étais à côté de lui au Conseil des ministres», pendant la cohabitation de 1997, se souvient-elle.

«On a eu beaucoup de désaccords, mais on avait de bons moments», poursuit la maire de Lille, alors numéro deux du gouvernement Jospin, en charge des affaires sociales.

 

«Des souvenirs assez sympathiques»

«Il avait au moins une qualité, c'est de connaître la réalité de la France (…) Et puis, nous avions des goûts communs, je pense au Maroc, j'ai quelques souvenirs assez sympathiques», ajoute Martine Aubry, dans l'émission qui sera diffusée dimanche sur France 2. «Cela n'empêchait pas des débats assez lourds».

Il y a dix jours, une autre femme politique avait déjà affirmé préférer à Nicolas Sarkozy son prédécesseur. Dans une interview au Parisien, Marine Le Pen avait ainsi déclaré : «Aujourd'hui, l'inertie de Chirac devient une qualité». Et la vice-présidente du Front national de conclure : «On en vient presque à regretter Chirac, car lui au moins ne détruisait rien.»

- Publié dans : Politique - Recommander - Voir les commentaires
Ecrire un commentaire
Retour à l'accueil

Derniers Commentaires

Texte Libre

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés